Dans Hauts-de-Forme & Magie Noire, l’époque elle-même tient une place centrale. Derrière les salons, les progrès scientifiques, les librairies, les ateliers d’artistes et les bonnes manières, subsistent des peurs anciennes et des phénomènes que la raison peine à contenir.
Chaque tome peut ouvrir une nouvelle porte sur cette France de la fin du XIXe siècle, avec ses propres protagonistes et son propre mystère, tandis que certains personnages et fils occultes peuvent revenir d’une histoire à l’autre.
Dans L’Antre de Mâlain, l’enquête quitte Paris pour un village dominé par son église et les ruines de son château. Un ouvrier retrouvé pendu, une femme noyée dans quelques centimètres d’eau, puis une chute inexpliquée suffisent à attirer Armand Beaurozier, Albertine et Benoît. Sur place, les accidents prennent peu à peu une autre couleur : les silences des habitants, les vieilles familles, les croyances locales et ce qui se dissimule sous les pierres donnent au mystère une profondeur que les trois enquêteurs n’avaient pas anticipée.
Les Ombres de Montmartre ramène ensuite la série dans le Paris artistique de la Belle Époque. Joseph et Augustine Roselier, jumeaux qui tiennent la librairie-imprimerie Aux Feuillantines, sont happés par la réputation sulfureuse d’Amélie de Veules et Maxime de Chassevent, couple d’artistes aussi fascinant qu’inquiétant. Autour des galeries, des ateliers, de Montmartre et des Batignolles circulent des rumeurs de malédiction, de manipulations et de présences que la raison explique mal. L’affaire croise aussi des figures déjà liées aux zones d’ombre de cet univers, sans transformer la série en simple répétition du premier tome.